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Dans mon temps…

 

Petite réflexion sur l’identité et les générations. À 30 ans, quelques mois après avoir mis ma fille au monde, je débutais un travail chez Bell. Ma nouvelle patronne m’accueillait en me disant que, pour l’instant je n’avais pas de contrat permanent mais « ne t’en fais pas ma chérie quand on entre chez Bell, il est bien rare qu’on en ressorte avant la retraite ». Quelle perspicacité Micheline (paix à son âme)!

Faisant parti des tout derniers soubresauts de la génération des baby-boomers, je n’en était pas à ma première surprise (ni ma dernière d’ailleurs) sur les vérités impermanentes concernant le monde.

D’ailleurs je crois que je verrai la fin du concept de génération. On va bientôt être à court de lettres et à force de raccourcir le cycle tellement les changements sont rapides, on va peut-être y aller directement par année. Je nous imagine facilement dire « tu es typique 2010 ». C’est peut-être pour cette raison que depuis 3 générations, les amis ont tellement plus d’influence que les parents. Trop dirons certains. Si ça vous intéresse, lisez l’excellent essai de Gordon Neufeld.

Le propre de l’adolescence, est d’être à la recherche de son identité. Se comparer et tenter d’imiter des gens qui sont eux même en quête de repères est donc assez hasardeux. La parabole des aveugles, vous connaissez? « Laissez-les, ce sont des aveugles qui guident des aveugles »… Le tableau de Bruegel? Toujours pas? Pffff… vous êtes décidément trop jeunes!

Éclatée, décomposée et recomposée, la famille est en pleine mutation. J’aime beaucoup l’idée que ça prend un village pour élever un enfant et un peu moins l’idée que ça prend Youtube et un psy…Toutefois je juge qu’être parent est devenu un sport extrême. On est vite largué, surtout si on s’enferme dans une rhétorique du genre « dans mon temps… ».

C’est perdu d’avance si on pense que la génération actuelle ne fait pas ce qu’elle devrait faire, que ses préoccupations sont futiles et néfastes. Il faut écouter, s’intéresser, saisir l’air du temps, ne pas se mettre la tête dans le sable, même quand on se sent dépassé. Ma fille m’a tellement ouvert les yeux sur des réalités que j’aurais pu rejeter du revers de la main du haut de mes certitudes. Mais ça va vite, j’entends les histoires de mes amis qui ont des adolescents et c’est encore autre chose. On veut que nos enfants soient heureux et on a pas beaucoup de contrôle quand ils sortent de la maison pour découvrir le monde. Il n’est pas figé ce monde, c’est vaste et ça fait peur. On a beau vouloir être lucide, il suffit de penser qu’on comprend un peu et au prochain clignement des yeux, on est déstabilisé de nouveau.

Mais la relation parent/enfant est une des seules qui soit inconditionnelle. Si notre enfant calcule sa valeur dans le regard de ses pairs, il est condamné à plaire ou subir le rejet et la manipulation. Pour qu’un enfant ait un ancrage solide, on doit nourrir cette relation afin qu’elle reste saine. On doit rester curieux et respectueux, pas juste apeuré. De toute les manières si un enfant sent que son parent a peur, il lui dira des choses pour le rassurer. « Tell me lies, tell me sweet little lies… »

Accepter le constant déséquilibre est la nouvelle façon d’être. Accepter de ne pas savoir, accepter d’être en apprentissage continu est la seule clé que j’ai trouvé. Un autre avantage étant que ça donne droit à l’erreur et aux ajustements. On est maintenant dans une ère d’échange et de collaboration et non plus dans une transmission à sens unique de patron/employé, maitre/disciple, parent/enfant. Fais-moi part de tes besoins, je te parlerai des miens et puisque la relation m’importe, ensemble on trouvera des solutions qui seront profitables pour tout le monde. Derrière chaque crise, il y a un besoin non comblé. Tout le monde devrait apprendre les bases enseignées par Marshall Rosenberg, parce qu’au jeu des rapports de force et des “Qui a raison?” tout le monde perd. Et ça c’est ma fille qui me l’a enseigné.

Dans les dernières années, j’ai trouvé plus de bon sens dans les idées et propos des jeunes que dans l’ensemble des conseils de tous mes vieux mentors réunis. Il m’est même arrivé de penser que l’expérience nuit. On a pas été cablé pour la souplesse et l’ouverture d’esprit, c’est à nous d’apprendre.

Hier j’écoutais une entrevue de Steven Pinker. Je vous partage une traduction libre de la phrase qui a nourri ma présente réflexion. L’humain n’aime pas le changement et depuis le moyen âge déjà, chaque génération pense que la prochaine est paresseuse et dégénérée. Malheureusement, aujourd’hui, on confond changement et détérioration… peut-être parce que le changement dans les nouvelles générations démontre la détérioration de nos propres compétences. Boum!

 

Peur du branding perso?

Il est très possible que vous ayez entendu parlé de branding personnel et avez pensé que ce n’était pas pour vous. Vous n’êtes pas une marque, encore moins un produit et vous n’avez surtout pas l’intention de vous mettre en marché.

Vous avez des rêves, des ambitions et des talents et vous aimeriez certainement que votre entreprise, votre métier, vos projets, votre valeur (qui que vous soyez) participent à votre identité et fassent partie de votre histoire de vie.

Votre identité personnelle influence les gens que vous rencontrez, votre façon de vivre, les opportunités qui vous sont offertes, celle que vous saisissez et les activités que vous pratiquez pour gagner votre vie. Il en va de plus en plus ainsi, puisqu’un nombre grandissant de gens ont besoin de trouver du sens dans ce qu’ils font au quotidien.

Nous vivons dans un monde bruyant, notre attention est plus sollicitée quotidiennement que celle d’une personne vivant au siècle dernier pouvait l’être pendant toute sa vie. Tout est possible. En fait, tellement de choses sont possibles qu’il n’est pas rare d’expérimenter une paralysie liée aux choix. C’est pourquoi le branding personnel commence par un travail d’édition de soi-même.

Qu’est-ce qui vous importe vraiment ? Qu’aimeriez-vous faire de cette vie ? Quelle est votre mission ? Ces simples questions, qu’on prend trop peu le temps de se poser dans cette vie agitée, nous apportent des réponses. Il faut évidemment avoir des réponses plus précises que « je ne sais pas » ou « je veux juste être heureux » et il existe d’excellents modèles qui nous permettent de structurer cette démarche.

Ces réponses vont faire en sorte de concentrer vos décisions et vos actions dans une direction plus précise. Elles vont également vous faire abandonner des choses et cette étape est toute aussi importante. Vous rêviez de participer aux olympiques, d’être pianiste de concert ou d’aller sur la lune ? Dire adieu à quelques rêves qui demanderaient le travail d’une autre vie, allègera votre esprit. Laisser partir ce qui vous encombre et vous alourdi, autant matériellement que mentalement permet d’y voir plus clair. Pourquoi ? Parce que ça crée de la place, du temps et de l’espace pour ce qui importe vraiment. Quand vous serez dans votre axe, vous allez le sentir. Toutefois, il sera tout aussi important de vous engager et de faire les premiers pas dans cette direction.

Certaines personnes savent exactement ce qu’elles aimeraient faire mais gardent leur projet bien au chaud sans passer à l’action. Peur de réussir, peur de rater ? Les décisions et les actions significatives et cohérentes, même minimales, ont un effet cumulatif et petit à petit vous dirigent vers vos objectifs. Et comme vous avez choisi une mission qui vous passionne et qui a un sens pour vous, vous appréciez toutes les étapes sur la route. Même les ratés!

Mais qu’est-ce que le branding personnel vient faire là dedans ?

 En fait, le branding personnel vient extérioriser et rendre visible votre identité et il existe aussi des exercices qui permettent de structurer cette démarche. Il ne s’agit pas de conformer son image à un modèle. Il faut trouver ce qui vous convient et qui vous sert le mieux tout en restant vous-même. Autant le fait d’être dans son axe vous rend confortable et rend les gens autour de vous à l’aise, autant être en accord avec les signaux que vous émettez (consciemment ou pas) viendra renforcer votre identité.

Il y a beaucoup de choses à propos de votre image qui vous échappent. Certaines personnes n’ont même aucune idée de la première impression qu’ils font. Il est toutefois possible de faire en sorte de mettre en valeur les signaux qui vous représentent vraiment. Il faut d’abord se plaire à soi. Il est beaucoup plus efficace de miser sur vos forces et vos talents que de tenter de gommer vos faiblesses et vos défauts. Dans ce domaine, il faut aussi faire des choix et donc, abandonner certaines choses. La pression de la conformité existe, mais il n’y a rien de plus charmant qu’une personne qui assume pleinement ce qu’elle est.

Miroir, miroir

On a tendance à parler d’image mais c’est beaucoup plus que cela. C’est votre présence, votre ton, votre manière d’accueillir, votre façon de regarder, votre voix, votre manière de bouger, votre parfum, votre écoute, la qualité de votre attention aux autres, votre disponibilité, votre fermeté, la manière dont vous prenez vos décisions. Tout cela se choisit, s’assume, s’affine et se travaille!

Et comment allez-vous la communiquer cette personnalité ? Dans des événements, lors de rencontres, tout autant que sur les réseaux sociaux, vous devez apprendre à vous présenter et à vous…raconter. Parfois les liens entre différents éléments de votre vie peuvent vous échapper. Vous avez besoin de trouver les parties qui éclairent votre motivation, vos racines et vos objectifs. Une fois que vous avez un fil conducteur intéressant, réfléchissez à une façon courte et originale de vous présenter.

Vous avez remarqué que les gens veulent de plus en plus faire affaire avec des personnes plutôt que des entreprises et que derrière de plus en plus de marques inspirantes, il y a un humain avec une bonne histoire. Après tout, qui n’aime pas une bonne histoire?

La première impression que vous faite est primordiale, mais vouloir plaire à tout le monde est un piège à éviter. Faire une première impression qui démontre sincèrement qui vous êtes, attirera à vous les personnes qui compteront, les collaborations et les amitiés qui se nourrissent mutuellement. La force de votre identité personnelle ne dépend pas de la grosseur de votre réseau mais de la qualité et la cohérence de vos relations et de vos activités.

Faites des choses, et dites-le

On estime que 90% des internautes sont des observateurs qui contribuent rarement par le partage ou leurs commentaires. Sachez qu’être actif en ligne est un avantage. Vous faites une grande partie de votre travail derrière des portes closes. Au milieu du bruit, personne ne remarquera les choses impressionnantes que vous faites – les choses qui vous intéressent – à moins que vous ne les partagiez. Si vous ne le faites pas, qui le fera?  

Le monde est votre vitrine, n’ayez pas peur de vous exposer. On prend toujours un risque quand on s’affiche; celui d’être critiqué voire rejeté. Toutefois quelque chose d’incroyable se produit lorsque vous décidez de partager certaines de vos passions et de parler de vos projets. Vous inspirez les gens qui s’intéressent à ce que vous faites et vous vous nourrissez de rencontres significatives, vous découvrez des sujets connexes à vos intérêts, vous apprenez de nouvelles choses et votre identité s’affirme et évolue.

C’est ce qui m’est arrivé en rencontrant Florence Roisin, cette psychologue d’origine Belge, reconvertie en coach et passionnée, tout comme moi par l’identité. Notre rencontre m’a permis de comprendre tout le travail d’analyse que je faisais de manière plutôt intuitive pour aider mes clients à créer des identités pour leur entreprise. Depuis quelques années les mandats de branding personnel me sont de plus en plus demandés et j’ai réalisé que le processus d’analyse, de création et de réalisation pouvait être le même. De son côté, Florence cherchait une manière de mieux accompagner ses clients dans la mise en œuvre concrète de leur identité. De notre rencontre, est né un projet d’atelier sur l’identité personnelle qui nous permettra de partager avec encore plus de personnes, les modèles qui structurent nos démarches respectives afin de les aider à créer, faire évoluer et faire rayonner leur identité.

Nous animons ces ateliers d’identité personnelle 6 fois par année. Si l’exercice vous intéresse, surveillez nos réseaux sociaux pour les prochaines dates. Si vous voulez en discuter de manière plus personnelle, n’hésitez pas à communiquer avec nous, il nous fait toujours plaisir de rencontrer des personnes intéressées par notre sujet préféré : l’identité.

Y’a pas photo

Depuis qu’on est tout petit on se fait comparer. Précoce ou pas. Beau ou pas… Bébé qui fait ses nuits. Cette semaine j’ai même réentendu l’expression « bon bébé » et j’en suis restée bouche bée ! Mais on le dit n’est-ce pas ? Puis ensuite vient l’école, le temple des comparaisons, on y apprend même à s’auto comparer et à se trouver plus ou moins bon selon des concepts dictés par l’autorité responsable. L’autorité ayant elle-même ses propres critères subjectifs. Bref on se construit ainsi et parfois on a la chance de tomber sur une activité ou une personne qui nous donne confiance. Comme la vie n’a pas la prétention d’être juste, certains vont de malchance en malchance parce qu’ils commencent leur vie en expérimentant pas « l’amour inconditionnel ». D’autres, guidés par leurs réussites arrivent à certains succès. Mais qu’est-ce que le succès ?

Concept flou. Pouvons-nous le définir par ses signes extérieurs ? Comme on a l’habitude de comparer, je suppose que c’est de cette manière qu’on procède pour la définition aussi. On a peut-être la tentation de vouloir ressembler à… posséder cette marque de… occuper un poste de… fréquenter cet endroit… Séduire ce genre de… Entrer dans une compétition de « plus mieux » sans fin, puisqu’on se compare toujours à « plus mieux »… Déjà entendu « Il a acheté une Mercedes, mais c’est le petit modèle ». Je tairai mes sources.

La société accorde plus da valeurs à certaines caractéristiques. Force, beauté, jeunesse, productivité, richesses, popularité, pouvoir… Que se passe-il si au lieu de se comparer on observe nos signes intérieurs. On n’a peut-être pas les « talents tant convoités » mais on en a d’autres, peut-être même plus rares. Des combinaisons de talents qui nous rendent unique. Que se passe-il si on s’y intéresse ? Moi par exemple, j’ai passé une grande partie de ma vie à vouloir devenir efficace, à admirer les gens qui réagissent admirablement dans des contextes d’urgence. Mais je suis une catastrophe, je ne survivrais jamais à une guerre ! Vous dire à quel point j’ai été misérable dans un poste de chargée de projets, où le simple fait de s’accorder une pause lunch mettait en péril un livrable.

On passe une partie de sa vie à tenter de prouver qu’on peut tenir le coup dans des situations qui ne nous conviennent pas. Puis un jour on se dit qu’il vaudrait peut-être la peine de s’intéresser à la petite émotion qu’on ressent quand on s’embarque dans une galère. Le truc qu’on tente de faire taire quand on serre la main de quelqu’un qui nous semble un tout petit peu louche. Tout petit petit… tellement subtil qu’on se dit que c’est probablement nous au fond qui projetons. Hum ? Avez-vous une impression de déjà ressenti ?

Je suis de celles qui croient que le corps est plus intelligent que la tête dans ces moments-là. La mini décharge électrique dont on se rappelle deux ans plus tard. Je pense que notre corps doit rouler des yeux en disant « te l’avait dit ! ». Quand on se sent mal, on devrait quand même prendre le temps de se questionner. Bien sûr notre éducation nous a appris à persévérer, notre culture religieuse à « endurer » et toutes les fois où nous avons ignoré les signaux est venu à bout de faire en sorte qu’on ne les ressente même plus.

Le succès se mesure de l’intérieur. On se sent bien et ça se ressent. On en est le premier bénéficiaire, mais les autres le ressentent aussi. J’ai connu l’époque où être différent était louche. Il fallait sauver les apparences. Maintenant on a le luxe de vivre dans un monde où on peut être un peu plus soi-même, et je pense que c’est une tendance qui va s’accentuer. Il faut se déprogrammer et apprendre à se construire sur ses propres forces au lieu de se faire violence. Jamais j’aurais pu penser qu’un jour je serais fière de le dire : je suis lente. En fait, je commence même à en être fière. Je suis une contemplative. En temps de guerre, peut-être je ne survivrais pas, je regarderais tomber les bombes la bouche ouverte (c’est bien fait la vie, à ce jour, ici, ça se passe bien). Toutefois je me suis empressée d’effectuer un « shotgun » sur le meilleur candidat pour la survie en forêt. He’s mine, en cas de catastrophe je le suivrai partout promis.

Si on tente de mesurer le bonheur ou le succès par ses signes extérieurs, on se compare et on fait fausse route. Personne n’est comparable à personne et se conformer sauve peut-être les apparences mais ne conduit pas bien loin. D’où nous vient cette vieille habitude de compétition, de rapport de force, ce besoin de vaincre et de convaincre ? Nous ne sommes pas en compétition nous sommes en collaboration et c’est pour cette raison que nous devons côtoyer des gens qui sont différents de ce que nous sommes, même si c’est parfois plus difficile. La prochaine fois que vous serez tenté par la comparaison sachez que rien de ce que vous voyez à l’extérieur ne vaut plus que ce que vous êtes vraiment. Y’a pas photo !

Une image de soi en transition

Ah… s’il ne s’agissait que de se renifler pour savoir à qui on a affaire ? On envie parfois cette simplicité et pourtant, l’aventure humaine nous offre une multitude de possibilités aussi complexes que passionnantes. L’être humain a cette capacité de conscience de soi qui lui permet de voir son unicité et de construire sa propre identité, plutôt que de laisser les autres lui dicter qui il est et ce que qu’il doit faire avec sa vie.

Mais notre identité n’est pas figée, elle évolue tout au long de notre vie et elle change particulièrement en période de transition. Une immigration, un changement de carrière, une maladie, un nouveau statut, la parentalité et les ajustements nécessaires quand on avance en âge sont autant d’occasions de se questionner et de faire le point sur son identité. De simplement se sentir un peu perdu et chercher à donner plus de sens à notre vie peut donner lieu à des ajustements salutaires.

En périodes de flottement, vous aurez vite constaté que les gens s’empressent de vous coller des étiquettes que vous n’avez pas choisies et vous avez tendance à calculer votre propre valeur au travers du regard que les autres portent sur vous. Quand votre identité est en cohérence avec vos valeurs, vos talents et vos forces, les rencontres et les éléments de votre vie s’alignent dans l’axe qui vous importe. Elle nourrit vos objectifs, elle vous permet d’ajouter votre voix personnelle et d’apporter plus de valeurs dans le monde.

Toutes les questions liées à l’identité me passionnent depuis longtemps. Issue du monde des communications et de la publicité, je me spécialise depuis plus de 10 ans dans le branding. Le branding corporatif consiste à donner forme à l’identité d’une entreprise, par l’image d’abord mais aussi par sa manière de se présenter, le ton rédactionnel, la culture et la façon dont cette entreprise entretient ses relations avec ses partenaires, ses employés et ses clients. Une entreprise qui s’humanise et possède une véritable personnslité ajoute beaucoup de valeur à sa marque. Les nouveaux canaux de communication et les réseaux sociaux y font pour beaucoup. Aujourd’hui, l’entrepreneurship est plus accessible que jamais et avec la popularité grandissante du travail indépendant, de plus en plus de mandats m’ont fait explorer le branding personnel. Les gens aiment transiger avec des personnes plutôt que des entreprises, alors que vous soyez employé, représentant ou fournisseur de services, c’est votre identité personnelle avec laquelle les gens entrent d’abord en relation et votre principale interface, c’est ce que vous donnez à voir, à entendre, à sentir, votre confiance, votre style, votre énergie. Vous parlez bien avant d’ouvrir la bouche !

Le branding personnel est loin d’être superficiel. Pour citer Victor Hugo « La forme c’est le fond qui remonte à la surface », alors il ne s’agit pas d’imiter qui que ce soit, mais d’extérioriser sa véritable nature. C’est beaucoup plus libérateur de de tenter d’entrer dans une petite case et correspondre à un modèle.

Dans votre vie professionnelle et dans votre vie personnelle (les deux étant de plus en plus liées) votre présence donne des centaines d’information sur vous. Si vous avez fait un travail intérieur sur votre identité, vous connaissez vos valeurs, vos forces, vos désirs, vos priorités et le sens que vous espérez donner à vos actions ? Quelle première impression faites-vous ? Croyez-vous que votre présence et votre manière de vous présenter correspond bien à ce que vous êtes et souhaitez devenir ? Pensez-vous que les gens vous perçoivent tels que vous êtes ? Vous sentez-vous à votre meilleur, cohérent, en confiance, en pleine possession de vos moyens ?

La passion de l’identité m’a fait rencontrer Florence Roisin. Cette psychologue d’origine Belge, installée à Montréal depuis 2 ans et reconvertie au coaching a fait de l’identité « en transition » sa spécialité et sa passion. La transition, voulue ou subie peut être une épreuve, mais également un formidable levier de transformation et dans cette époque de changements rapides, les transitions sont de plus en plus fréquentes. Florence et moi avons découvert que notre travail se complétait à merveille. Elle aide les gens à se questionner et à entamer un voyage intérieur afin d’actualiser et faire évoluer leur identité. De mon côté, j’accompagne la démarche d’extériorisation et de rayonnement de cette identité dans les différents domaines concrets de la vie.

Cette belle rencontre a donné lieu à un projet d’atelier sur l’identité personnelle que nous allons animer ensemble pour la première fois en janvier 2018.

Le premier atelier qui aura lier le 23 janvier, portera sur la connaissance de soi et l’identité en transition et soulèvera les questions suivantes :

  • Qui étais-je ?
  • Qui suis-je aujourd’hui ?
  • Qui j’ai envie de devenir ?

Le deuxième atelier aura lieu le 30 janvier et fera suite aux pistes découvertes lors du premier atelier. Nous vous proposons d’extérioriser cette vision pour lui donner forme.

  • Quelle est votre perception de vous-même et comment les autres vous perçoivent-ils ?
  • Quelles sont les différentes façons d’extérioriser sa mission, sa vision et ses valeurs ?
  • Comment allez-vous appliquer concrètement votre positionnement dans les différentes sphères de votre vie ?

Êtes-vous tenté(e) par cette expérience ?  Etes-vous partant(e) pour consacrer ces deux soirées uniquement pour vous ?

Les ateliers auront lieu dans les locaux de Montréal CoWork et nous limitons l’atelier à 12 participants afin de permettre une interaction et des échanges de qualité.

Réservez vite votre place sur Eventbrite
Atelier 1 : https://www.eventbrite.ca/e/ateliers-didentite-personnelle-partie-1-tickets-41092491749)
Atelier 2 : https://www.eventbrite.ca/e/ateliers-didentite-personnelle-partie-2-tickets-41092886931?aff=erelpanelorg

Atypique?

Ça veut dire quoi atypique? Moi je pense qu’on est tous plus ou moins atypique et ce constat fait mon bonheur à chaque nouvelle rencontre. En fait j’ai toujours été assez attirée par les personnages, les gens colorés, les fortes personnalités. Mais aussi les timides, les passionnés, les sensibles, les mono maniaques, les marginaux. Ils ont tous un univers qui leur est propre et entrent difficilement dans les cases.

Tellement facile d’avoir l’air « anormal ». Avec ma fillette on s’amusait parfois à changer notre démarche ou notre élocution en public pour créer des malaises. Ce n’est vraiment pas la peine d’en faire des masses, on attire les regards inquiets juste en clignant des yeux plus vite. Les humains aiment faire des catégories et découper les choses proprement. Ils aiment aussi les choses qu’ils connaissent déjà, ça rassure. Et ça peut même nous rassurer nous-même de savoir que nous ne sommes pas seuls dans notre catégorie, que d’autres ont le même trouble, la même quête, les mêmes opinions.

Vous avez remarqué que les algorithmes nous présentent de plus en plus de contenu qui nous ressemble? nous présente des idées avec lesquelles nous sommes déjà en accord, des produits qui ressemblent à ceux qu’on consomme déjà. On peut s’en réjouir mais ça referme nos esprits. À force de côtoyer ce qui nous rassure on en vient à penser qu’il n’y a rien d’autre. Pensez à ces politiciens qui sont convaincus qu’ils vont gagner parce que leur entourage proche est tellement positif. Pensez au malaise que vous ressentez quand en vacances, vous traversez un village pauvre pour vous rendre dans un tout inclus entouré de grilles. La claque hein? Même chose si vous ne prenez jamais le métro ou si vous ne fréquentez pas le centre-ville entre 3 et 4 heures du matin. Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas que ça n’existe pas. Tout existe, le pire comme le meilleur, et ça n’a pas la même définition pour tout le monde. Certaines personnes ne sont pas comme nous, ne pensent pas comme nous, agissent autrement que nous et se sont aussi des gens bien. Et si nous avions eu la vie qu’ils on eut, on serait plus comme eux que comme nous… Différences de cultures, différences physiques, de genres, d’éducation, d’âge, de position sociale, de moyens financiers, de connexions neuronales. Côtoyer les différences est tellement enrichissant. Demande des efforts certes, c’est même un véritable défi parce que ça demande des questionnements et des réajustements constants. Toujours plus facile de tourner le dos ou de fuir quand on sent l’inconfort causé par les différences et les incompréhensions, mais à force de pratiquer, on agrandit notre univers au lieu de le réduire.

On dit que voyager élargit nos horizons, parce que ça nous met dans une disposition d’ouverture. On juge moins en voyage, on s’attend à côtoyer les différences, mais il est possible de recréer cette ouverture tous les jours en explorant et en expérimentant en dehors de nos zones de confort. En ne cessant jamais d’être curieux. Sans toujours rechercher un but. Quand avons-nous cessé de jouer, d’explorer? Les enfants font ça. Nous l’avons tous déjà fait donc. J’ai entendu une métaphore intéressante récemment. Il y a une raison pour laquelle on dit “jouer” du piano. Dans un trajet en voiture, l’objectif est d’arriver à destination mais quand on joue du piano, l’objectif c’est juste de jouer du piano, pas d’arriver à la fin du morceau. Quand on danse : l’objectif, c’est juste de danser. Quand avons-nous appris à vivre différemment? À apprendre pour avoir la note, le diplôme, l’emploi, la bagnole, la maison, le conjoint, les enfants, le chalet et la retraite. And then…

Si c’est ça être « typique », je souhaite au plus grand nombre d’assumer et de faire rayonner avec fierté tout ce qui fait de vous un atypique!