Select Page

Ciao bye les tricheurs

Tout se sait, tout se vérifie, tout se dit, se répète, se partage. Tout est de plus en plus fait au vu et au su de tous. Et moi je dis tant mieux. Je sais que ça amène des complications et on peut se désoler de certaines dérives. Le discernement n’est pas une qualité équitablement répartie. N’empêche que la culture du secret m’a toujours semblé louche et lourde. Et tant mieux si les divergences nous forcent à apprendre à communiquer plus ou mieux. Ou les deux tiens!

Les gens en fuite, les dictateurs, les fraudeurs, les voleurs, les mauvais employeurs, les abuseurs, les intimidateurs, les manipulateurs, peuvent de moins en moins agir longtemps en toute impunité. Parce que les gens se parlent, les informations circulent, les datas s’analysent, les événements se géolocalisent. Tout le monde a dans sa poche, un appareil photo et un dictaphone.

Plusieurs d’entre nous ont connu l’époque de la fin qui justifie les moyens. Il reste beaucoup de traces de ce passé récent dans les comportements de nos dirigeants. Évidemment certaines personnes peuvent rivaliser de créativité pour arriver à leurs fins, parce que disons-le, le coup de poing sur la table n’impressionne plus grand monde. On arrive encore dans trop de pays, à faire taire les gens. À empêcher l’information de circuler. Mais pour combien de temps encore?

Personne n’avait prédit la vague de fausses informations qui déferle dans les médias. J’imagine que ce n’est pas le dernier sursaut de créativité dont feront preuve les tricheurs. J’ose croire et j’espère que s’ils ne sont pas démasqués maintenant, ils le seront forcément dans un avenir rapproché. Ils doivent quand même réfléchir à ça. Il y a des percées technologiques qui permettent de remonter dans le temps et découvrir de vieux squelettes dans les placards.

Le film « Le cercle » dont on a trop peu parlé et dont les critiques étaient trop sévères (à mon avis), m’a beaucoup fait réfléchir. Les critiques lues qui disent essentiellement que le sujet est traité avec superficialité et ne met met pas assez d’emphase sur les dérives possibles (comparativement à Black Mirror). Je trouve au contraire qu’il y a un juste équilibre entre les dérives et les bienfaits. Bref, le film se veut une réflexion sur la transparence et l’éthique qui en découle. Une jeune et naïve employée de la plus grande entreprise au monde, devient la porte-parole d’un projet pilote qui prône la transparence totale pour une vraie démocratie mondiale. De nature introvertie, elle est d’abord sceptique, puis commence à y croire. Sauf que les dirigeants eux, y croient, en autant que ça ne s’applique pas à eux mais surtout en autant qu’ils en récoltent les fruits. Je ne vais pas divulgâcher la jolie pirouette de la fin, mais ça illustre bien la fin de l’époque victorieuse des tricheurs.

Personnellement, j’ai développé une réaction épidermique face à cette race en voie d’extinction. Je carbure aux rencontres, je côtoie et je travaille avec des gens bienveillants que je respecte et qui me respectent. On se nourrit mutuellement. J’ai toujours été attirée par les personnalités fortes, les gens qui s’assument, prennent leur place avec une certaine théâtralité. Ça rend la vie tellement plus divertissante. Ces qualités n’excluent pas l’introspection, l’humilité et la générosité. Bien au contraire. Malheureusement certains gros égos avancent en écrasant les autres, prennent sans jamais donner. Ça se soigne mais ça existe encore. Les narcissiques, les mégalomanes, les gens corrosifs, les stratégiques, c’est hyper intéressant, mais je les préfère dans les films et les romans que dans ma vie. J’ai développé au fil du temps, une trappe à plancher virtuelle et je n’hésite pas très longtemps à actionner cette manette quand je me sens vampirisée, quand je ne me sens plus en sécurité. Je m’amuse déjà très bien avec mes amis dauphins. La vie est trop courte. Et puis il y a tellement de gens formidables, qui nous font rencontrer d’autres gens formidables.

Tout ça pour dire que pour une fois dans l’histoire de l’humanité, la loi de la jungle, la compétition, la course au plus, mieux, le règne des gros malins…fait enfin un peu de place aux gens différents, aux atypiques, à la sensibilité, à la gentillesse, la collaboration, la bienveillance. Ces caractéristiques ne sont plus vues comme des faiblesses, mais comme une diversité rafraichissante. Enfin.

 

 

 

 

Notre vitrine sur le monde

En écrivant ce titre j’ai eu un flash. Vous souvenez-vous de l’époque où on disait que l’Internet était une fenêtre sur le monde? C’est d’ailleurs ce qui est à l’origine du nom Windows. Mais n’avez-vous pas l’impression qu’une mutation est en train de s’effectuer? que l’internet passe de fenêtre à vitrine et nous offre maintenant le choix d’être tour à tour consommateur et producteur?

Vous savez ce qu’est une plateforme ?  J’aime bien cette définition :  Étendue de terrain relativement plane, située en hauteur par rapport au terrain environnant. En fait, il y a plusieurs définitions pour ce mot. Mais les plateformes dont je veux parler sont celles-ci: ensemble d’outils destinés au stockage et au partage de contenus. Vous les connaissez ces plateformes, elles font partie de nos vies. Facebook, LinkedIn, Google Drive, Instagram, Youtube, SoundCloud, Amazon, Snapchat, Quora, Medium… bref, certaines naissent et disparaissent, d’autres se diversifient et agrandissent leur champ d’action. C’est le cas de Facebook, qui malgré tous ses défauts, anticipe l’avenir, achète à fort prix les plateformes qui ont du potentiel et ajoute sans cesse de nouvelles fonctionnalités. Le rêve de Facebook est assurément que vous n’en sortiez plus tellement vous y trouverez tout ce que vous cherchez. Ils y travaillent fort, et je parie qu’ils vont y arriver.

Les formes d’expressions se diversifient : blogue, forum, site Web, vidéo, vlog, podcast, communauté. Des modes soit, mais des moyens et plateformes d’expressions de plus en plus facile à utiliser. Au départ, il fallait payer cher pour acheter notre vitrine sur le monde. Savoir coder ou payer quelqu’un qui savait, puis savoir au moins créer des sites à partir de gabarits avec quelques habiletés, prendre de bonnes photos ou en acheter à fort prix, avoir accès à du matériel de qualité, apprendre le montage, savoir écrire ou payer un rédacteur, un correcteur, un traducteur, connaître quelques bases de design et de marketing afin de mettre tout ça en marché…

Les entreprises ont un « Tout ça » à mettre en marché… mais parlons en justement de « tout ça ». Vous avez tous un « ça » vous aussi. Vous, votre personne, votre personnalité avec tout ce qu’elle a d’unique. Vos connaissances, vos talents et la valeur que vous pouvez apporter au monde. Je réalise que dans ce monde en changement plusieurs de nous oublient ce qu’ils sont. Les modèles ont changé et il ne suffit plus de ressembler à nos parents et emprunter une voie tracée d’avance. Avec toutes les possibilités qui s’offrent à nous. il est dommage de vendre 2% de nos capacités et 80% de notre liberté à un employeur en échange d’une sécurité hebdomadaire. C’est encore possible de trouver un employeur qui utilise notre plein potentiel et qui participe même à le faire grandir. Soit. Mais encore faut-il que nous nous trouvions mutuellement. Et j’aurais pu donner ce même exemple pour un conjoint, pour les amis… C’est ici que la vitrine devient utile

Dans ce monde de surconsommation, on peut facilement passer des heures à gober bêtement des contenus débiles (levez la main s’il ne vous est jamais arrivé de perdre un temps infini à scroller du vide). On peut se perdre à tenter de ressembler aux stars, essayer en vain d’atteindre l’inatteignable, rester jeune, beau, mince en forme et faire semblant d’avoir une vie extraordinaire. Mais on peut aussi assumer pleinement qui on est et se présenter au monde avec juste le bon dosage de fierté et d’humilité. C’est tellement plus simple et plus sain. C’est surtout de plus en plus possible accepté et respecté.

Les moyens changent en permanence et vont continuer de changer. Ce sont des véhicules. Le contenu reste ce qui importe. Les idées, les manifestations artistiques, les expériences, les histoires, le savoir, tout ça existe depuis toujours et continuera d’exister quels que soient les moyens de les diffuser. Aujourd’hui avec zéro investissement autre qu’un peu de temps, tout le monde a une voix, tout le monde a droit, non pas à ses 15 minutes de gloire, mais à sa fenêtre/vitrine pour consommer/créer du contenu, apprendre et partager. Il y a une multiplication de moyens, une multiplication de sources d’information, de formations possibles. Il y a encore trop de choix pour la disciple de la légèreté que je suis. Je rêve du jour ou les véhicules vont s’adapter aux contenus plutôt que l’inverse. On pourra passer moins de temps à bidouiller et plus de temps à penser, créer, élaborer des projets, explorer, expérimenter… et partager tout ça avec nos semblables.

 

L’avenir du travail

Dans à peu près tous les domaines maintenant, nos métiers ont terriblement changé. Il a fallu s’adapter à de nouveaux logiciels, se former, changer nos processus, découvrir et apprendre à travailler avec Internet. Le changement s’est accéléré au cours des 10 dernières années, les métiers se sont divisés en plusieurs sous-métiers puisqu’il est maintenant difficile de se tenir à jour des différentes facettes d’une spécialité, d’être continuellement en train d’apprendre et s’habituer à la modestie. Avouer même qu’en tant que spécialiste, on ne peut pas tout savoir. Les jeunes font ça très bien. On leur demande si quelque chose est possible, ils te répondent : peut-être, je vérifie et je te reviens. Quand ce problème sera-t-il réglé? Je ne sais pas, je fais des tests et je te tiens au courant.

Impossible de donner ce type de réponse à un client dans mon temps (sic). Et je me rappelle encore de la tête hallucinée de mon patron quand, en réunion avec un client, le responsable Web a avoué ne pas connaître encore très bien « Sharepoint » et ses possibilités. Le pauvre développeur n’a pas fait long feu. Il s’est fait dire « ne jamais, jamais, jamais dire « je ne sais pas » devant un client. Dans le pire des cas, tu fais semblant! Trouvez-moi quelqu’un qui se tient à jour non de Dieu! » Je crois qu’il cherche encore!

Certains ont réussi à tenir le cap, d’autres ont survécu péniblement jusqu’à la retraite. J’ai vu beaucoup d’amertume chez les « résistants ». En fait, pensons-y, le cursus normal d’un travailleur d’il y a 50 ans était assez linéaire. La majorité connaissaient au plus 2 ou 3 changements de carrière au cours de leur vie et c’était quasiment perçu comme de l’instabilité. Formation, intégration dans une entreprise, promotion pour certains doués et/ou ambitieux et rythme de croisière de plus en plus confortable pour d’autres. Avec l’expérience, tout devient plus facile et rapide (parfois ennuyeux, mais les hobbys c’est fait pour ça). Puis arrive la transmission des savoirs aux plus jeunes. C’est valorisant, on se sent utile et on prend la route de la retraite bien méritée avec le sentiment du devoir accompli.

Que se passe-t-il depuis 5 ans, probablement depuis plus longtemps mais je suis parfois longue à échafauder des hypothèses sur mes observations. C’est tout l’univers du travail mais surtout notre façon de voir qui a changé. Du malaise à gérer le changement et être constamment en apprentissage, nait (pour certains) une vraie curiosité et un appétit pour apprendre. Les frontières entre le travail et les loisirs sont de plus en plus floues. Certains s’en désolent. Si le travail envahit le reste de la vie, c’est assez gênant en effet. Mais s’il nourrit, stimule et fait de nous une personne plus vivante c’est assez réjouissant.

De là l’idée de faire des choix qui vous allument au plus haut point. Dans tous les domaines la recherche est possible. Quelque chose vous intéresse, toute l’information est sur le Web, vous pouvez apprendre tout ce que vous voulez.

La plupart des jeunes qui sont aux études en ce moment, occuperont des emplois qui n’existent pas encore. Est-ce qu’ils sortiront de l’école, imprimeront leurs CV et chercheront une entreprise à intégrer? Peut-être pas. Avec l’intelligence artificielle, les entreprises peuvent de plus en plus cibler le type d’individu qui correspond à leur culture. Car il s’agit bien de culture maintenant, les entreprisent vont parfois elles-même, comme les individus, changer leur produit, leur service et leur mission au cours du temps. Tout s’apprend et il est inutile d’accumuler des savoirs faire qui vous seront inutiles. Savoir être me semble un bien meilleur investissement. Bien sûr il est bon et même nécessaire d’avoir une culture générale et de savoir où notre petite personne s’inscrit dans l’histoire du monde. Il est aussi utile d’apprendre à apprendre. Mais les entreprises du futur ne chercheront plus quelqu’un qui a une formation ou une expérience X ou Y bien définie, mais des talents, des gens ayant des cerveaux conçus pour solutionner des problèmes, pour susciter l’enthousiasme, pour collaborer, pour faire des liens et amener un éclairage différent.

Je ne sais pas si cette hypothèse vous réjouit ou vous fait peur? Moi, ça ne cesse de m’inspirer!

Force vs puissance

Je discutais récemment avec une femme d’affaires qui a reçu son diplôme d’ingénieur(e) alors que cette profession ne comptait que des hommes. Elle me parlait de sa carrière, du personnage intransigeant qu’elle avait dû se fabriquer pour gravir les échelons, des employés qui avaient peur d’elle… surtout lorsqu’elle portait sa « veste rouge ». Elle m’a aussi parlé de son long processus de transformation pour retrouver sa vraie nature (féminine) au travail.

Le même parcours doit exister dans les carrières politiques on n’importe quel milieu historiquement masculin.

Même dans le monde des communications je me suis trop souvent fait dire que je n’étais pas assez dure, que je n’arriverais à rien avec ma douceur et ma diplomatie. On m’a mise en garde contre les collaborateurs, les clients et les employés qui abuseraient forcément de ma gentillesse. On m’a conseillé d’apprendre à exiger plutôt que de demander, et d’en dire le moins possible à mon équipe de peur qu’ils se servent de ces informations contre moi ou l’entreprise. De toute les façons, c’est une perte de temps de leur expliquer le contexte des demandes, ils ne comprennent pas les enjeux. En fait on m’a sans cesse répété que l’entrepreneuriat, le vrai, comportait nécessairement son lot de rapports de force.

J’ai toujours été un bon second et ça me convenait. J’étais le bras droit, la personne de confiance, celle qui est loyale, qui a un bon jugement et à qui on demande son avis avant de prendre des décisions importantes. Toutefois quand j’affirmais un désaccord à propos de certaines décisions qui me paraissaient injustes et que je tentais de débattre mon point, on me regardait droit dans les yeux en me disant que c’était la raison pour laquelle je resterais toujours seconde. Et vlan… dans les dents.

Loin de moi l’idée de rejeter en bloc tout ce que j’ai appris auprès de mes patrons ou associés qui entretenaient ces croyances. Ces expériences sont précieuses. Ces personnes ont réussi par la force, en manipulant ou en mettant leur poing sur la table, en étant plus rusés, plus rapide et plus forts que leurs concurrents. Bravo. Mais ce n’est pas ainsi que je compte réussir. Je préfère collaborer, co-créer, énergiser, soutenir, expliquer, partager. Trouver des solutions gagnant/gagnant, m’amuser et devenir une puissante inspiratrice.

Les temps changent et je vois le monde du travail se transformer. Les collaborateurs peuvent être des alliés et les concurrents peuvent devenir des partenaires. J’ai toujours préféré les relations vraies aux rapports de forces. J’ai été déçue parfois, mais pas aussi souvent qu’on pourrait le croire. Et puis maintenant que je ne suis plus second, je peux décider de faire affaire avec des gens qui pensent comme moi que ces façons de faire et de penser sont… archaïques.

Je n’ai jamais rêvé d’être entrepreneure, je le suis devenue par accident et j’ai appris. J’apprends encore. Contrairement à ce qu’on nous a longtemps laissé croire, ce n’est pas inné et oui, ça s’apprend. Par ailleurs on devrait le dire plus souvent pour encourager l’entrepreneuriat. J’aurais pu rester avec l’idée que je n’ai pas les qualités nécessaires pour être entrepreneur. Je sais maintenant qu’on peut réussir autrement.

Éloge de la clarté

Choisir la simplification n’est pas fuir la complexité. S’il est un domaine complexe, c’est bien celui des relations humaines et de la communication.

La vie en société n’est pas simple et j’estime que la clarté est un respect que l’on se doit à soi même et que l’on doit aussi aux autres.

Il vous est sûrement déjà arrivé de ressentir un profond malaise devant le comportement d’un ami, de passer de longues heures à vous demander pourquoi il avait dit telle ou telle chose, d’avoir du mal à dormir à force de vous rejouer la scène.

À la limite vous vous sentez trahi… vous faites des scénarios étranges, des amalgames avec d’autres incidents. Bref, ce qui se passe en vous est loin d’être zen. Souvent, on se raisonne et on passe à autre chose, mais il reste toujours des traces de ces émotions.

Le nombre de non-dits dans nos relations est impressionnant. L’autre aurait dû deviner. On projète et on cultive le malentendu. Pourquoi est-ce si difficile de lui dire : Hé l’ami… quand tu m’as dit tel truc, je me suis senti mal, y aurait-il des choses dont nous devrions discuter?

J’appelle ça naïvement « préserver la virginité » des relations. Vous savez quand vous avez un nouvel ami, un nouvel amoureux, un nouveau patron… bref, quand tout est neuf, c’est facile, il n’y a pas de malentendu, pas de préjugé, pas de blessure antécédente. On en prend peu conscience, mais c’est précieux, on devrait faire en sorte que le terrain reste aussi propre que possible.

La seule manière d’y arriver, est de clarifier, même si vous risquez de vous faire dire… « non mais pas du tout, tu as mal interprété… » Au moins vous aurez dit, vous ne resterez pas avec un malaise sur lequel risque de s’élaborer d’autres malaises. Vous remettez les compteurs à zéro. Et même si cet ami, cet amoureux ou ce patron n’est pas franc et que le malaise que vous aviez ressenti avait un fondement, ce ne sera plus dans votre tête. Ça ne vous appartiendra plus.

Parfois on évite parce que ça prend du temps et disons-le aussi du courage parce qu’on se dévoile. Et si on a pas l’habitude de le faire, on est malhabile. On attend, on marine un peu dans notre ressentiment et ça sort un peu croche. Mais plus on le fait, plus on développe des habiletés. On le dit tout de suite et le fait de ne pas attendre, évite l’émotivité et l’agressivité. C’est plus actif, moins défensif et ça passe mieux. Retrouver une certaine spontanéité, fait beaucoup de bien. Une façon vraiment efficace d’alléger notre esprit.

Alors parlons. Clarifions. Prenons le temps.