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Si je fais le bilan de mon année, je peux certainement dire qu’elle a été vécue passionnément. Une impression d’avoir réuni mes compétences, mes talents et mon envie de toujours apprendre, dans une nouvelle façon de contribuer au monde qui m’entoure.Ma rencontre avec mon amie (et coach chez Magellan-Transition) Florence Roisin a donné naissance aux ateliers d’identité personnelle et j’ai adoré concevoir et partager le contenu de mes conférences sur les nouveaux enjeux de l’identité. L’identité m’apparaissait clairement comme la clé maitresse de la confiance en soi, qui nous permet de concevoir notre futur dans un climat d’enthousiasme plutôt qu’un sentiment de peur et d’insécurité.

Je regarde autour de moi et je vois beaucoup de gens qui cherchent leur voie. Mettre au service de ces personnes, mon savoir-faire en branding et transposer mes méthodes de travail à l’humain me paraissaient à la fois, répondre à un besoin réel et être la synthèse de mes passions. De plus, une fois qu’une personne est rassurée sur sa valeur et qu’elle commence à ressentir la puissance que procure l’alignement entre ses valeurs et ce qu’elle projette, elle va naturellement tenter de se positionner ou se repositionner professionnellement vers des activités nourrissantes. En cela aussi je peux l’aider. Voilà, la boucle était bouclée.

J’ai passé tout le printemps et l’été, excitée comme un GIF du vendredi. Toutefois, jouer le jeu de la promo, du réseautage et des réseaux sociaux m’était bien pénible. J’aime partager, mais ça m’embête de me sentir obligée et surtout, quand je vis un truc, je ne pense jamais, jamais à sortir l’appareil photo, à documenter pour communiquer. Je suis une contemplative, mais une bien mauvaise metteure en scène. Et pour remplir des ateliers de manière régulière, il faut avoir plus qu’un bon contenu, les gens sont tellement sollicités…

Puis, comme les saisons qui changent le décor tout doucement (ou violemment si on vit au Québec) voilà que je ressens, à nouveau… que la boucle n’est jamais bouclée et qu’en fait, notre vie est faite de spirales successives. Ressentir à nouveau c’est reconnaître le motif. Une impression de « déjà vu ». L’hiver est là et non seulement j’ai cette sensation d’entrer dans un état d’hibernation, de cocooning et d’incubation, mais l’étrange sentiment que je flotte entre deux… identités.

Une grande différence toutefois, avec mes remises en question précédentes; acceptation totale et parfaite confiance que ce calme prépare une renaissance. De toute façon, je sais déjà que dès le prochain mois, ma vie sera bouleversée par une petite personne toute neuve de laquelle j’apprendrai de nouvelles facettes de mon identité en contribuant à la sienne. En attendant, je « slash ». Je poursuis les mandats de design pour mes clients chouchous/ lectures/ écriture/ podcasts/ cours d’ébénisterie/ formation sur la nutrition/ la CNV/ le zéro déchet/ tests de recettes végétariennes/ entraînement/ méditation et je viens de me mettre à la fabrication de zafu. Désolé pour la nomenclature, mais ça m’aide aussi à tenter de faire des liens (je ne l’écris pas juste pour vous cet article. Hé, hé…) En fait, je profite à fond du fait que l’époque permet d’apprendre tout… TOUT, ce qui nous intéresse. Et quand apparaît un besoin, une curiosité ou une envie, j’ai développé le réflexe du DIY plutôt que celui de la consommation. D’autant que ça nourrit une de mes valeurs les plus profonde ; la légèreté. (profond/léger…!? Yeah!)

On aime bien raconter des histoires pour se prouver et prouver aux autres une certaine cohérence dans notre cheminement personnel ou professionnel. C’est même un peu ce que j’enseigne à mes clients : l’importance du « Story Telling » pour faire impression et pour qu’on se souvienne de vous. Cette dernière année, pour faire le pont entre mes deux passions, j’avais pris l’habitude de dire que l’identité était un excellent moyen de voyager léger (merci Florence de me l’avoir fait réaliser). Je pense encore que c’est le cas. Ça donne une ligne directrice qui nous évite d’être attiré par tout ce qui brille. Ça canalise aussi nos énergies dans certaines directions. Mais je réalise également qu’être entre deux identités n’est pas un drame (d’ailleurs rien n’est moins léger que le drame) et comme dans le monde actuel, la seule constante est le changement, on est amené à vivre de plus en plus souvent ces périodes de flottement. S’en inquiéter est humain, notre cerveau de sapiens n’est pas à l’aise avec l’incertitude. J’espère que ça viendra, j’y travaille. Mais l’inquiétude draine inutilement nos énergies et nous empêche de profiter du climat parfait pour aller explorer et tester de nouvelles pistes qui s’avèrent souvent des tremplins vers nos nouvelles aventures.

Pourquoi toujours chercher à comprendre ce qui nous arrive au lieu de simplement savourer? Le départ fulgurant d’un de mes clients chouchous la semaine dernière a certainement teinté mes réflexions de fin d’année. La vie est à la fois si longue et si courte. J’espère que dans un futur rapproché, l’être humain développera sa confiance et sa fluidité pour s’adapter plus naturellement à son environnement au lieu d’être en lutte et tenter de tout contrôler.Pourquoi ne pas s’inspirer de la nature qui est parfaitement détendue et calme pendant ces mois d’hiver ou tout se prépare à son insu? Tempête? Tempête! Beau temps? Beau temps! De toute façon, peu importe l’état avec lequel vous accueillez tout ça, ça finira toujours par être à peu près 50/50.

Je voudrais bien vous souhaiter « que du bon » mais on sait très bien que la vie, ce n’est pas ça. Alors quoi qu’il vous arrive, que cette année vous apporte calme, douceur et légèreté auprès de ceux que vous aimez.